Lorsque les Maraudeurs deviennent
plus qu’un simple mythe
Chapitre
30 : Discussions et premiers problèmes.
En ce dimanche matin, Lily fut
réveillée par un sentiment de vide à ses côtés. Elle laissa échapper un murmure
déçu, mais s’assit dans le lit, faisant glisser le drap qui recouvrait jusque
là ses épaules nues. Quasiment au même instant, la porte de la salle de bain
s’ouvrit sur son petit-ami qui, bien qu’ayant enfilé son jean, était torse nu.
«- Eh, salut, ma belle endormie… !
s’exclama-t-il en constatant qu’elle était réveillée et en s’approchant d’elle,
un large sourire aux lèvres. Ca fait longtemps que tu es réveillée ?
- Non… ! Mais je dois dire que j’étais déçue de me réveiller
toute seule… ! » murmura-t-elle.
Il sourit, et, s’asseyant au bord du
lit, il passa une main dans ses cheveux auburn avec tendresse avant de se
pencher vers elle pour l’embrasser brièvement.
«- Ce n’était pas dans mon intention,
ma Lily jolie, mais comme il était près de neuf heures… !
- Quelle heure est-il ? s’étonna-t-elle.
- dix heures passées… !
- Mais…, tu ne pouvais pas me réveiller ?
- Je n’en avais pas le cœur… ! Alors, bien dormi ?
- Avec toi, toujours ! » répondit-elle en souriant,
avant de l’embrasser à nouveau.
Pas de doute, elle
ressemblait, à s’y méprendre, à celle de James… La même couleur rouge et or, le
même lion gravé dessus, la même inscription…
Tous deux traversèrent le parc,
jusqu’au lac, où tous deux restèrent un long moment silencieux.
«- Et bien, qu’est-ce qui
t’arrive ? demanda, finalement, Harry, en la fixant attentivement. On
dirait qu’il y a quelque chose qui te préoccupe !
- Euh… et bien… ! Qu’est-ce qui te fait dire ça ? »
Harry sourit.
« Tu n’aurai pas demandé à me
voir, seul, pour me parler de la pluie et du beau temps… ! »
Lily rougie légèrement.
« Alors, qu’est-ce qui te
tracasse… ? Vu que je suppose que c’est de ça dont tu voulais me
parler ! »
Elle rougie un peu plus, visiblement
mal à l’aise.
«- Ben, c’est que je ne sais pas
comment dire ça… !
- Alors, ça, c’est une
première… ! plaisanta, gentiment, Harry. Mais prends ton temps, je ne suis
pas pressé… ! »
Lily eut un léger sourire, jeta un
regard pensif sur le lac et inspira profondément.
«- Ma question va peut-être te
surprendre mais… ! commença-t-elle, avant de grimacer, sans oser le
regarder. Tu ne t’appelles pas vraiment Harry Calaway, hein… ?
- Et bien…, non ! » répondit, simplement Harry, les yeux
dans le vague.
Lily, surprise qu’il avoue si
facilement, hésita un moment, puis se jeta à l’eau.
« Tu…tu es le fils de James,
n’est-ce pas ? »
Harry resta un moment silencieux, perdu
dans ses pensées, puis reprit la parole, sans la regarder.
«- Qu’est-ce qui te fais dire ça ?
- Vos médailles… ! Ou plutôt, je dirai votre médaille… !
Je sais que c’est un secret de famille…, que vous êtes des héritiers de
Gryffondor…, et qu’il n’existe qu’une seule médaille… !
- Où as-tu trouvé tout ça, vu que je suppose que… James ne t’a pas
tout dit sur le sujet… !
- Non… ! admit-elle. J’ai découvert sa médaille par…
hasard ! » commença-t-elle, en rougissant à nouveau.
Harry lui adressa un regard en coin et
esquissa un léger sourire, comprenant le sous-entendu, mais la laissa
continuer.
«- On va dire que je suis allée à la
Bibliothèque…, histoire de changer un peu ! Quelque chose chez toi m’avait
intriguée…, dès le début ! Et le fait de découvrir cette médaille que vous
portiez, tous les deux a été, en quelque sorte, l’élément déclencheur ! J’en
ai passé du temps là-bas, à y réfléchir… ! expliqua-t-elle avec un léger
rire. Mais j’ai fini par trouver ma réponse, dans un vieux livre… ! Et à
obtenir quelques informations de plus grâce à James. Au début, je refusais d’y
croire… ! Mais tout coïncidait ! Votre médaille, le fait que tu
semblais bien connaître tout le monde et le château, ce qui s’était passé sur
le terrain de Quidditch, toutes tes tentatives pour lui sauver la vie…, ta
façon de voler, tes attitudes, ton comportement, ton… charisme… ! Tout me
rappelait James… !
- Charisme… ? répéta Harry en souriant.
- Oui, bon, euh…ben oui quoi ! bafouilla-t-elle, les joues
écarlates. Enfin, tu vois ce que je veux dire…, enfin, euh… ! »
Cette fois, Harry éclata de rire.
« Ne sois pas si embarrassée… !
Je vois ce que tu veux dire… ! Et bien oui, tu m’as
démasquée… ! »
Lily, toujours aussi gênée, eut un
instant d’hésitation, jusqu’à ce que sa curiosité reprenne le dessus.
«- Si ce n’est pas indiscret, comment
et pourquoi es-tu là ?
- C’était un accident…, en cours de Potions, ou plutôt en
retenue… ! Mais, pour me ramener à mon époque, il faut trouver les
ingrédients qui ont fait que je me suis retrouvé ici… ! » expliqua
Harry.
Lily acquiesça d’un signe de tête et un
nouveau moment de silence s’installa.
«- James est au courant… ?
- Oui !
- Depuis quand… ? insista Lily.
- Depuis qu’on s’est fait prendre par Voldemort, il y a près de
deux mois… ! Ce jour-là, j’ai perdu mon… apparence d’emprunt, sans trop
savoir comment… ! Et j’ai bien été obligé de tout dire à
James… ! »
Tous deux restèrent, une fois de plus,
silencieux.
«- Et comment es-tu, en vrai… ?
- Et bien, à quelques détail près, je ressemble beaucoup à
James… ! »
Lily haussa les sourcils mais ne dit
rien, se contentant d’un distrait mouvement de tête.
«- Tu étais à Gryffondor, à ton époque,
non ?
- Oui, en sixième année… ! »
Lily hocha à nouveau la tête puis voulu
dire quelque chose, mais se mordit les lèvres, semblant se raviser, avant de
baisser les yeux, l’air mal à l’aise et troublée. Visiblement, quelque chose
d’autre la préoccupait et Harry se doutait de ce que ça pouvait être.
«- Il y a quelque chose d’autre qui te
tracasse, hein ?
- Ca se voit tant que ça ? s’étonna Lily en lui jetant un
bref regard.
- Oh oui… ! » rétorqua Harry en souriant légèrement.
Lily baissa à nouveau les yeux, les
joues écarlates. Elle soupira.
«- Tu sais, j’aime vraiment
James… ! Et je pense que c’est réciproque mais… !
- Tu veux savoir qui est ma mère ? » la coupa Harry
d’une voix indéfinissable.
Elle rougie à nouveau, gênée qu’il voit
si bien en elle et Harry sourit brièvement.
« Tu veux voir à quoi je
ressemble, exactement ? lança-t-il avec un sourire malicieux. Et tu auras
la réponse à ta question par toi-même… ! »
Lily leva les yeux vers lui.
«- Vas-y… ! accepta-t-elle.
Mais…euh, je la connais… ?
- Oui… ! » répondit, simplement, l’adolescent.
Il sourit et sortit un petit flacon de
sa poche.
« Avec James, on a trouvé un
“antidote”, à la potion employée par Dumbledore pour me donner cette apparence,
pour me rendre, temporairement mon véritable aspect … ! expliqua-t-il,
avant de la boire.
Lily observa, avec stupeur, les traits
de l’adolescent changer et se retrouva, bouche-bée, à détailler le jeune homme
qui se tenait devant elle.
«- Oh mon Dieu… ! souffla-t-elle,
en pâlissant alors que, les mains sur la bouche, elle rencontrait le regard du
garçon.
- En principe, j’ai des lunettes… ! expliqua-t-il. Mais l’une
des principales différences qu’il y a entre James et moi, c’est la couleur de
nos yeux… ! Moi, j’ai hérité de ceux de ma mère… ! ajouta-t-il, d’une
voix légèrement tremblante, tout en soutenant le regard troublé de la jeune
fille qui s’était, lentement, levée.
- Mon… ? Tu es mon… ? Je suis ta… ! murmura-t-elle,
sous le choc.
- Je suis le fils unique de James et Lily Potter… ! »
répondit, simplement, ce dernier.
Lily resta silencieuse, se contentant
de l’observer. Elle s’était refusée d’accepter cette possibilité (pour ne pas
se faire de désillusions, dans le cas contraire) que ce fils de James soit
aussi… le sien… ! Après tout, peu de fille pouvait dire que son petit-ami
de collège serait son mari… ! Et maintenant qu’elle se trouvait devant le
fait accomplit, elle ne pouvait s’empêcher de se dire qu’elle avait seulement
refusée d’admettre l’évidence…, qu’elle avait sentie, dès le début, qu’il était
(ou plutôt serait) une partie d’elle-même… ! Elle déglutit, fixant toujours
Harry…, le parfait sosie de James, physiquement, mais avec des yeux vert
émeraude qui reflétaient l’appréhension de l’adolescent. Elle eut un maigre
sourire, les yeux brillants.
« Je…je peux ? »
demanda-t-elle, doucement, en s’avançant vers lui et en tendant une main
tremblante vers lui.
Il acquiesça d’un signe de tête et la
laissa poser sa main sur sa joue.
«- Tu ressembles tellement à
James… ! souffla-t-elle. C’en est presque troublant… ! Mais tu n’es
pas aussi tête brûlée que lui… !
- Pas toujours… ! » répondit Harry, avec un petit
sourire.
Lily redessina, du bout des doigts,
chaque trait de l’adolescent, y comprit sa cicatrice, profondément troublée.
« Mon fils… ? Peu de gens de
mon âge peuvent dire avoir rencontré leur fils… ! lâcha-t-elle. C’est
tellement… étrange… ! »
Sans trop vraiment se rendre compte de
ce qu’elle faisait, et à l’étonnement du garçon, elle l’attira contre elle et
le serra étroitement.
«- Eh, il ne faut pas te mettre dans
cet état ! s’exclama Harry, visiblement ému, constatant qu’elle sanglotait
contre lui.
- C’est…c’est plus fort que moi… ! lâcha-t-elle, entre deux
sanglots. Quand j’ai sû que…que tu étais le fils de James…, j’ai eu
peur… ! Peur qu’il puisse faire sa vie avec quelqu’un d’autre alors que… !
Enfin, je… ! s’interrompit-elle, embarrassée. Et pourtant, peu après
t’avoir rencontré, j’ai sentie que…, je ne sais pas trop, que tu n’étais pas
comme les autres…, que j’avais l’intime conviction de te connaître, que…tu
serais, en quelque sorte, à moi… ! acheva-t-elle, mal à l’aise. Mon
fils… ! souffla-t-elle, ayant encore du mal à y croire. Tu seras mon
bébé… ! »
Harry sourit, les yeux brillants,
troublé, et ferma les yeux, profitant de cette occasion qu’il avait d’être dans
les bras de sa mère. Au bout d’un moment, ils s’écartèrent, essuyant leurs
larmes.
«- Je… je dois te paraître
ridicule ! commenta Lily en riant nerveusement.
«- Alors, c’était
pour cela que tu étais aussi froide avec James, non ? demanda, au bout
d’un moment, Harry alors qu’ils remontaient vers le château.
- Tu crois que je l’ai été ? s’étonna-t-elle.
- Je ne le crois pas…, j’en suis même
sûr ! répliqua Harry, les mains dans les poches. Mais ça n’a pas échappé à
James non plus… ! »
La jeune fille lui
jeta un regard mais resta silencieuse.
« Je ne m’en étais
même pas rendu compte… ! » murmura-t-elle, gênée.
Harry sourit
légèrement.
«- En tout cas, si
j’étais toi, je me dépêcherai de faire un gros coup…, pour le rassurer sur le
fait que tu ne lui en veut pas… ! suggéra Harry.
- Tu as sûrement raison… !
approuva-t-elle, songeuse, avant de se tourner vers lui. Merci, Harry… !
- Oh, mais de rien… ! »
Après un instant de
silence, ils discutèrent de tout et de rien, jusqu’au tableau de la Grosse
Dames.
« A toi
l’honneur, Lily ! » déclara Harry.
Lily acquiesça en
souriant et s’approcha du tableau. Elle allait dire le mot de passe mais se
ravisa soudain, repensant à quelque chose, et se tourna vers Harry.
«- Je suis
présentable, au moins ? s’inquiéta-t-elle.
- Mais oui, tu es très bien, ne t’en fait
pas ! » assura Harry en riant légèrement.
Lily, l’air
visiblement rassurée, prononça le mot de passe et pénétra dans la Salle
Commune, suivie par Harry.
Les Maraudeurs se
livraient toujours à la même occupation qu’à leur départ, mais Elsa et Amy
n’étaient plus là tandis que James et Sirius avaient échangés leur place face à
Remus, James observant, à présent, distraitement, la partie…, du moins jusqu’à
ce qu’il soit assaillit par la jeune fille qui lui sauta au cou.
«- Lily… ?
s’exclama-t-il, pris au dépourvu.
- Désolée si j’ai pû te paraître froide, voir
distante… ! » lança-t-elle, en venant se blottir contre lui.
James, interloqué,
rencontra le regard de Harry qui esquissa, en réponse, un petit sourire
énigmatique et haussa les épaules. James sourit à son tour et embrassa Lily sur
le front, l’enlaçant étroitement. Mais, il sembla rapidement que Lily était
d’humeur plus fantasque qu’à l’accoutumé car, contrairement à ses habitudes
(n’étant pas trop du genre à prôner les grandes démonstrations amoureuses en
public), elle passa ses bras autour de son cou, lui caressant la nuque au
passage, et s’empara ardemment de ses lèvres.
D’abord déboussolé,
James ne tarda pas à répondre au baiser tout aussi passionnément, sous le
regard ahuri de Remus, Sirius (qui avaient cessés leur partie), Peter et Harry
qui les observaient, bouche-bées.
«- Eh, oh, pas de
film X, s’il vous plaît ! intervint Sirius. Il y a des âmes sensibles
ici… !
- Toi, une âme sensible… ? » ricana
Remus.
« Tu es carrément
cinglé, Sirius … ! » grommela James, tout en remettant ses lunettes
correctement.
Lily fixa, les yeux
brillants, avec inquiétude son petit-ami qui avait brusquement pâlit.
« Non… !
Ce n’est pas vrai ! Ce n’est pas possible ! NON ! »
murmura-t-il d’une voix éteinte, serrant instinctivement, un peu plus, la main
de la jeune fille dans la sienne tout en fixant le directeur qui leur faisait
face.
Le regard du vieux
sorcier s’était, lui aussi, assombrit.
« Je suis
désolé James ! Mais c’est la stricte vérité… ! »
Lily ne quittait pas
des yeux le Maraudeur qui était à présent blafard.
« C’est
impossible ! répéta l’adolescent. Ma mère ne peut pas avoir
été… ! »
Sa voix s’étrangla.
Visiblement, il accusait durement la nouvelle et Lily le comprenait
parfaitement, sachant parfaitement à quel point il était attaché à sa mère.
«- Si, James… !
le coupa, calmement, Dumbledore.
- Pourquoi… ? demanda, brutalement,
l’adolescent. Mon père, je peux le comprendre mais… pourquoi ma
mère ? »
Dumbledore baissa
momentanément les yeux et Lily fut prise d’un mauvais pressentiment. Ca ne
ressemblait vraiment pas au vieux sorcier.
«-
Professeur… ! insista James.
- En tuant ta mère, James, Voldemort nous a
fait clairement comprendre que, désormais, c’est après le dernier héritier de
Gryffondor qu’il en a… ! Ton père ayant été tué, ce statut te
revient… ! Mais Voldemort semble déterminé à faire souffrir, non seulement
moralement mais physiquement cet héritier…, en commençant par tuer ses proches
et tous ceux qui comptent pour lui… ! »
Lily vit avec
appréhension l’expression de l’adolescent se décomposer, une fraction de
seconde, avant qu’il ne se lève d’un bond et quitte soudainement la pièce.
« JAMES ! »
cria-t-elle en se ruant à sa suite.
Mais étant plus
rapide qu’elle, il finit par la semer, sitôt qu’il eut regagné le couloir.
Néanmoins, elle le connaissait assez bien pour savoir où elle le retrouverait…,
dans leur endroit secret… !
Et effectivement,
elle l’aperçue dès qu’elle eut franchit le seuil de la pièce qui n’appartenait
pratiquement qu’à eux.
« James… ! »
lança-t-elle d’une voix incertaine, alors qu’il était immobile au milieu de la
pièce, dos à la porte.
Il resta silencieux,
mais, depuis l’endroit où elle se trouvait, la jeune fille percevait sa
tension. Visiblement, il faisait des efforts pour rester inébranlable…, en vain…
« James… ! »
insista-t-elle, hésitant sur la marche à suivre.
Après un autre
moment durant lequel il conserva son mutisme, il se décida à prendre la parole,
d’une voix brisée.
« Il l’a tué,
Lily… ! Il a tué ma mère ! » souffla-t-il, les poings serrés à
un tel point qu’il en saignait.
Et elle le vit tomber à genoux
et il commença à frapper le sol de toutes ses forces. Il hurlait de douleur.
Lily n’hésita pas une seconde et s’agenouilla à ses côtés, l’étreignant
étroitement. Il leva des yeux brillants des larmes qu’il s’efforçait de
contenir vers elle.
« Je comprends ce que tu
peux ressentir, James ! Je le comprends parfaitement, tu
sais ! » murmura-t-elle.
Il se laissa
brutalement aller contre elle, venant enfouir son visage au creux de son cou.
« James, ne cherche
pas à refouler tes larmes ! souffla-t-elle, la gorge serrée, en passant la
main dans ses cheveux. Nous ne sommes que tous les deux et tu n’as aucune honte
à avoir de pleurer…, encore moins dans un moment pareil… ! »
Ses paroles mirent
fin aux dernières tentatives de l’adolescent pour rester le plus impassible
possible. Il laissa libre cours à ses pleurs, enlaçant étroitement sa
petite-amie, se retenant à elle comme si sa vie en dépendait. Lily sentait
qu’il aurait, plus que jamais, besoin d’elle…, comme Elizabeth le lui avait
dit, sur la Voie 9 ¾…
«- Je l’aimais
tellement, Lily… ! souffla-t-il, entre deux sanglots, en s’agrippant à
elle plus que jamais. Et il l’a tué… ! Il l’a tué… ! répéta-t-il, la
voix brisée.
- Je sais… ! murmura-t-elle. Comme il a
fait tuer mes parents… ! ajouta-t-elle en passant une main dans ses
cheveux en bataille, et en se relevant, l’obligeant ainsi à se remettre debout
par la même occasion. Viens… ! »
Il se laissa
entraîner sans discuter jusqu’à la chambre et elle le fit s’asseoir sur le lit.
Là, il vint enfouir son visage au creux du cou de la jeune fille qui l’entoura
de ses bras.
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